Violences policières aux États-Unis: des mamans dans la rue pour protéger les manifestants

Près de deux mois après la mort de George Floyd, les manifestations continuent à Portland pour dénoncer les violences policières, avec parfois des débordements pendant la nuit. Critiquant le laxisme des autorités démocrates locales, Donald Trump a décidé d’envoyer des agents fédéraux sur place pour protéger notamment le palais de justice. En réponse, des mères forment des barricades humaines pour protéger ces derniers.

 « Donald Trump voulait un mur », mais sans doute pas celui-là, pouvait-on entendre lors des dernières manifestations à Portland. Car ces mères de famille, qui étaient quelques dizaines ce week-end, étaient plusieurs centaines mercredi 22 juillet à former une barricade humaine et protéger les manifestants. Elles se réunissent au bord du fleuve, tout près de là où se tient une manifestation quotidienne contre les violences policières.

Les craintes de violences policières se sont en effet empirées lorsque Donald Trump a dévoilé, mercredi 22 juillet, un plan prévoyant le déploiement d’agents fédéraux dans plusieurs villes américaines, comme Chicago, Albuberque, afin de lutter contre les crimes violents. À Portland, dans l’Oregon, des agents fédéraux ont été déployés dans ce but, mais ont été accusés d’emmener de force des manifestants dans des camionnettes banalisées.

S’exprimant au cours d’un événement à la Maison blanche aux côtés de William Barr, l’Attorney General (ministre fédéral de la Justice), Donald Trump a présenté une extension de son programme « Opération légende », qui prévoit le soutien d’agents fédéraux pour faire face aux violences. « Nous n’avons pas d’autre choix que de nous impliquer » en envoyant davantage d’agents fédéraux dans les « communautés américaines minées par les crimes violents », a-t-il dit, mettant en avant le nombre croissant de personnes tuées dans certaines grandes villes des États-Unis. « Ce bain de sang doit s’arrêter. Il va prendre fin », a ajouté Donald Trump.

Casque de vélo sur la tête, t-shirt jaune, elles sont placées dans les premiers rangs avec l’espoir que les agents fédéraux déployés pour protéger le palais de justice de Portland ne les attaqueront pas en cas de débordement. L’idée est aussi de prouver qu’il n’y a pas que des anarchistes violents présents aux manifestations, comme le prétend la Maison Blanche.

Ces mamans ont toutefois créé un paradoxe : elles ont attiré l’attention des médias et peut-être éclipsé le mouvement Black Lives Matter. Alors mercredi, les leaders du groupe leur ont demandé d’éviter de parler aux médias.

Avec RFI

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