Guinée : quand la nouvelle loi  sur la Ceni divise les  députés !

Après le vote par les députés par rapport à la nouvelle loi sur la CENI ce jeudi 05 juillet 2018 à l’hémicycle du palais du peuple de Conakry,  des voix s’élèvent pour en dénoncer vigoureusement.

Parmi eux nous avons l’honorable Sila Bah très en colère dira ceci : « Monsieur le président de l’Assemblée, c’est un torchon qu’on nous a  soumis, qu’on nous a présenté  ici. Il s’agit d’un arrangement entre copains de deux formations politiques  pour prendre en otage, une institution républicaine, constitutionnelle sur la base des résultats de deux élections nationales particulières avec comme conséquences, le renforcement de la bipolarisation du pays, de  l’élimination des autres formations politiques et de la régionalisation. Dans le fond, il y a violation du principe constitutionnel d’égalité entre les partis politiques, il y a  violation de séparation des pouvoirs. M. le président, je pense que ce texte doit être revu de fond en comble…  ».

 A peine terminé, Dr   Fodé Oussou lui répond : «  on va voter  et passer. On n’a pas le temps, monsieur le président, chronométré son temps de parole »

.Mais  Alpha Ibrahima Silabah  n’est pas le seul à contester ce vote. C’est le cas de Dr Ousmane Kaba : « Nous déplorons simplement la manière dont ce vote s’est effectué à l’assemblée nationale, puisse que comme vous savez, tous les députés n’ont pas eu le temps de discuter à fond ce texte. Et même, le processus de comptage  à l’assemblée n’a pas été correct ».

Et  l’honorable  Holomou Kony Kourouma  renchérit : « cette loi  continue sur le même principe que l’ancienne loi que nous avions et  qui a  montré déjà ses limites dans la mesure où la CENI  que nous avons, n’a jamais organisé une élection qui soit jugé crédible. Le principe c’est que, c’est les partis politiques qui désignent la majorité des membres de la CENI…Ce texte est erroné, il   va nous créer encore des problèmes. Une autre approche plus équilibrée aurait été de demander aux partis politiques de tomber d’accord par consensus de la mouvance et de l’opposition, par consensus des personnes choisies pour leur indépendance…, il y a eu aucune concertation concernant ce texte. C’est l’UFDG et le RPG principalement qui se sont assis, qui sont tombés d’accord sur quelque chose  et l’on fait  passer en force. C’est vraiment dommage parce qu’une démocratie ne peut pas fonctionner comme ça ».

Mohamed Y

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