Conférence de presse : la ministre de l’Action Sociale met l’accent sur les cas de viols sur mineures

Au cours de la conférence ministérielle, tenue le lundi 27 mai, la ministre de l’Action Sociale de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Mariama Sylla, en plus de la présentation de son bilan, a aussi touché les cas de viols sur mineures en Guinée.

La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde surtout en Guinée le viol sur mineures est devenue de plus en plus récurent , malgré l’implication du gouvernement guinéen et l’Office de Protection, Enfance et Mœurs (OPROGEM).

Sur ce, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminime et de l’Enfance, Mariama Sylla n’a pas manqué de s’exprimer sur ce fléau. « Je me réjouies qu’on parle du viol, parce que c’était un tabou et la dessus , le ministère n’est pas resté bran croisé, nous avons commencé à travailler sur la question depuis 2008 en procédant à une enquête qui a fait le diagnostic , mais c’est en 2010 que nous avons élaboré une stratégie qui nous a permis de mettre en place des mécanismes par rapport à la prévention et aux réponses à l’égard des cas de viols et de violences faites aux enfants et aux femmes ».

Plus loin, Mariama Sylla donne des précisions : «Aujourd’hui cette stratégie, si nous en parlons beaucoup plus, c’est que , nous avons un personnel, les travailleurs sociaux qui sont dans les centres que nous avons créés parce qu’il y’a des dispositifs de prise en charge que nous avons créés et qui sont logés au niveau des centres hospitaliers , des centres de santé, mais également au niveau des commissariats où les travailleurs sociaux référent ces victimes vers ces centres pour pouvoir assurer leurs prises en charge ».

Madame Mariam Sylla, estime que les parents ont démissionné dans l’éducation des enfants « Les viols sont connus souvent dans nos familles et dont on n’en parle pas et de plus en plus, les violeurs sont libérés. C’est que nous, en tant que parents, nous avons démissionné ».

Pour terminer, elle dira « En terme de réponse, nous avons mis des mécanismes en place, mais nous continuons à plaider, pour informer et à sensibiliser les communautés pour qu’elles puissent s’occuper des enfants pour pouvoir prévenir ces cas de viols ».

 Aye Condé

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