Santé : le président des guérisseurs traditionnels décide de mettre de l’ordre dans la profession!

La Fédération  Guinéenne des Associations des Guérisseurs  Traditionnels et Herboristes de Guinée (FEGACTH) était ce vendredi 02 novembre 2018 devant la presse à la maison commune des journalistes.

Au cours de cette rencontre  avec les hommes de médias,  le président de ladite fédération  a échangé avec la presse sur  l’arrêt des publicités relatives aux traitements des maladies à travers les radios et télévisions, le recensement des tradi-praticiens au niveau national ainsi que leur formation

Tout serait parti du constat du président de la fédération  guinéenne des associations des guérisseurs  traditionnels et herboristes de Guinée (FEGACTH), Dr Mamady Daman Traoré,   de  la présence massive ces derniers moments des tradi-praticiens  dans le pays méconnus par sa fédération  dont les publicités de leurs médicaments  passent sur  certains médias audiovisuels. Chose qui pourrait mettre la vie des patients en danger.

« Nous voulons savoir si les guérisseurs qui disent qu’ils sont capables de guérir un patient connaissent réellement les feuilles,  les écorces, les tiges, la dose normale de la feuille et les racines qu’il faut utiliser pour traiter. S’ils ne sont pas au courant, s’ils ne connaissent  pas le dosage du traitement, cela  peut  provoquer d’autres maladies alors qu’ils sont là pour traiter et guérir le patient et non  de créer des complications chez les patients», a fait remarquer Dr Mamady Daman Traoré.

Parmi eux dit-il, «   ll y en  a qui ne sont pas formés, il y  en a qui ne connaissent pas le dosage des médicaments que le patient doit prendre, il y  en a qui disent qu’une seule plante est capable de traiter  plus de dix maladies à la fois, ce qui n’est pas vrai. Et nous voulons à partir de l’instant que cela s’arrête … »

C’est pour toute ces raisons que  la fédération  guinéenne des associations des guérisseurs  traditionnels et herboristes de Guinée demande à toute personne qui se réclame guérisseur traditionnel doit être reconnue par cette fédération avant d’exercer toute activité sur le terrain, sinon la personne risque des sanctions ou des arrestations, voire des poursuites judiciaires.

L’une des inquiétudes  de la fédération, c’est de connaitre le nombre total des guérisseurs  traditionnels et herboristes  sur le territoire guinéen. Pour preuve dit-il :«  La publicité  des produits d’un guérisseur traditionnel un certain Moussa Traoré  qui est décédé depuis des années continue de passer sur les ondes de certaines radios privées. Donc, c’est le fantôme de ce dernier qui  parle et qui continue à guérir les patients! ».

Raison pour laquelle un recensement  est nécessaire selon le président de cette fédération: «  En ce qui concerne le recensement dans les huit gouvernorats, nous voulons connaitre d’abord le nombre de tradi-praticiens, et le nombre de guérisseurs, quels sont les guérisseurs qui peuvent traiter les maux de tête, les maux de ventre, les maux articulaires, etc. Si tous ceux-ci sont recensés et qu’on est rassuré qu’ils peuvent travailler correctement, nous allons essayer de travailler aussi avec l’Etat, c’est-à-dire les ventiler dans les hôpitaux en commun accord avec l’Etat sous autorisation du ministère de la santé. Ils seront là-bas pour assister les médecins titulaires ».

Pour terminer, le président de la fédération  guinéenne des associations des guérisseurs  traditionnels et herboristes de Guinée annonce dans les mois à venir la formation des tradi-praticiens  sur la pratique de la médecine traditionnelle.

                                                                                              Mohamed Y

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