Presse: le forum des médias et du dialogue interculturel s’est ouvert à Conakry

Le forum des médias et du dialogue interculturel a débuté le mercredi 8 novembre dernier à la Bluezone de Kaloum à Conakry. La cérémonie d’ouverture de cet événement s’est vue associée à la célébration du 32ème anniversaire de l’émission « Papier Plume Parole », animée à la Radio Télévision Guinéenne par Mohamed Salif Keita.

Très malheureusement, ces  deux événements combinées se sont transformées en hommage suite au décès de l’initiateur du forum , Alimou Camara, Professeur en Lettre Moderne à l’Université Paris-Est Creteil, décédé le 2 novembre passé.

C’est pour honorer l’âme du défunt que ses collaborateurs ont tenue à la réalisation dudit projet.

Cette cérémonie de trois jours marque la présence des éminents écrivains guinéens, africains mondiaux dont Alioum Fantouré. Avec son ouvrage « Le Cercle des Tropiques », il a fait parler de lui.

es membres du gouvernement dont les ministres de la communication, Rachid N’diaye; de la jeunesse et de l’emploi, Moustapha Naité; élèves et étudiants ainsi le corps diplomatique et consulaire ont pris part au coup d’envoi de cette conclave à Conakry.

Dans son allocution,  Mohamed Salif Keita a souligné qu’il est heureux de voir ces grands écrivains qui ont effectué le déplacement.

Plus loin, M. Keita a indiqué qu’il n’y a pas de secret dans la réussite intellectuelle, il faut lire tout est dans le livre. C’est en cela qu’ils ont organisé ce forum des médias et du dialogue interculturel.

De son côté le ministre de la Communication Rachid N’diaye a souligné que c’est un rendez-vous sur lequel les problématiques de la littéraire en général vont être discutées. Parce que selon lui, la littérature c’est un élément très important qui malheureusement est en train d’être reléguée au second plan au profil d’autres démarches culturelles beaucoup plus instantanées.

« Mais il faut rappeler que les écrivains sont beaucoup utiles à notre pays, ce sont  eux qui sont les témoins des temps qui passent et puis les écrivains sont l’incarnation de la liberté d’expression. Et c’est important que cette vocation ne soit pas annulée chez les jeunes générations qui malheureusement  s’intéressent beaucoup plus de ce qui est numérique, ce qui est de l’actualité immédiate, sans avoir tout ce qui est profondeur », a-t-il déploré.

Pour le ministre de la jeunesse, Moustapha Naité, la littérature est une caméra subjective qui offre des perspectives d’enchantement à travers des œuvres majeurs à cette période marquée par la culture.

« C’est une occasion idéale pour réfléchir sur les moyens de s’enrichir aujourd’hui des raccourcis culturels que nous offre le numérique et la culture. C’est qu’en faite les gens lisent de moins en moins, les livres et pourtant cela peut sonner comme une évidence. Un livre, une musique c’est d’abord quelque chose qui résiste au temps qui passe », a-t-il constaté.

Il a profité de l’occasion pour inviter le pouvoir public à mieux honorer pour résister à la lecture par une politique de soutien le livre.

Ce projet a été réalisé en appui de la coordination de Conakry, Capitale Mondiale du Livre.

                                                                                                               Ibra BARRY

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