Politique : l’opposition guinéenne se dit satisfaite de sa marche du 4 octobre

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C’est avec un bras de fer avec les autorités du pays que les opposants guinéens ont réussi à la dernière minute l’autorisation d’organiser une marche pour dénoncer l’impunité et la non utilisation des armes à feu contre les manifestants.

Selon l’opposition guinéenne, la marche de ce mercredi 4 octobre s’est étendue sur plusieurs villes du pays comme Labé, Pita, Dalaba, Mamou et Kindia.

A Conakry, l’itinéraire de la marche a été sur l’autoroute Fidel Castro.  De la Tannerie en passant par l’Aéroport, commune de Matoto jusqu’au grand carrefour de Bambeto, sur la route Le Prince, commune de Ratoma.

A la tête de cette marche, le chef de file de l’opposition, suivi de certains leaders. Ils ont été accompagnés du point de départ jusqu’au point d’arriver par une grande foule, dont certains détenaient des pancartes. Et sur ces pancartes, on pouvait lire : « Justice pour toutes les victimes », « Non à l’utilisation des armes à feu contre les guinéens » et « Plus jamais de tueries en Guinée ». D’autres par contre scandaient « Alpha Zéro, 7 ans pour rien ».

Dans son discours, le chef de file de l’opposition s’est réjoui de la marche, indiquant qu’elle  a été un succès, «  ça, mis en évidence que l’autoroute n’est pas un fief du RPG », dit-il.

« Vous-avez vu comment les citoyens de cet axe ont exprimé leur sentiment en nous applaudissant et en nous encourageant. Donc je suis très fier de constater que nos compatriotes qui vivent sur cet axe n’avaient aucune animosité, au contraire, ils n’exprimaient que de la sympathie, du respect, de la considération  pour l’opposition républicaine », s’est-il félicité.

Au niveau de l’intérieur du pays, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, a déclaré que les préfets ont voulu empêcher la marche. Jusqu’à 11 heures, ils refusaient d’autoriser la marche.

« Comme le communiqué de la présidence est passé tard, certains n’étaient pas au courant que le gouvernement avait changé d’avis. Et que la marche allait avoir lieu. Malgré tout ça les populations de Labé, Pita Dalaba, Mamou et Kindia ont suivi la marche comme nous », a-t-il confirmé.

Selon Cellou Dalein, le préfet  de Kankan n’a pas accepté la tenue de la marche. « Aziz Diop a dit dans sa lettre que si on lutte contre l’impunité,  qu’il n’y a jamais eu de mort à Kankan par les forces de l’ordre, donc Kankan ne doit pas manifester. Comme si on n’était pas dans une nation. Ce qui se passe à Zogota concerne toute la Guinée, ce qui se passe à Ratoma doit concerner toute la Guinée », a-t-il déploré.

L’opposition a profité de l’occasion pour suspendre la ville morte qui était prévue demain, afin de permettre aux citoyens de poursuivre leurs activités quotidiennes.

Ibra BARRY

 

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