Levée du corps de l’étudiant Boubacar Sidy Diallo : Cellou Dalein déplore son assassinat

L’opposition Républicaine a inhumé ce lundi 5 mars 2018, Boubacar Sidy Diallo, jeune étudiant fauché par balle il y a quelques jours de cela lors de la journée ville morte décrétée par l’opposition. A la morgue de l’hôpital Ignace Deen où il ya eu sa levée de corps en présence des responsables de l’opposition à sa tête Cellou Dalein Diallo, a déploré la mort de ce jeune.

En effet, c’est aux environs de 10h58 minutes que le chef de file de l’opposition accompagné des membres de l’opposition  est arrivé à la morgue de l’hôpital Ignace Deen.

Dans la foulée,  c’est la tristesse qui se lisait sur le visage des uns,  les larmes et la compassion  chez d’autres. Tous déplore les conditions dans lesquelles ce jeune a été tué par balle. C’est le cas de Kadiatou Barry, mère du défunt, larmes aux yeux  a relaté les circonstances dans lesquelles son fils a été tué.

Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition regrette la mort de ce jeune qui selon lui ne bénéficiera pas de justice « J’ai des sentiments de tristesse, tristesse de voir un être humain mourir par le fait d’un autre être humain. Un jeune qui va partir sans jamais avoir droit à la justice comme les 89 qui l’ont précédé dans cette situation. Donc, je suis triste pour mon pays de constater que monsieur Alpha Condé continue d’accorder l’impunité à des assassins parfois même non identifiés, parce qu’ils ont abattu des gens qui ne sont pas de sa mouvance politique, alors qu’ en tant que président de la République, nous pensions qu’il allait avoir à cœur de protéger tous les citoyens de  ce pays. Mais il veut régler des comptes à l’opposition, il veut régler des comptes à ses adversaires politiques même étant président de la République, c’est- ça qui est triste ».

Enfin le chef de file de l’opposition  souhaite  qu’il n’y ait plus de victimes: « Ces jeunes  martyrs n’ont jamais eu droit à la justice, 90ème assassinat ciblé  contre des militants à l’occasion des manifestations politiques ou syndicales, c’est trop pour notre pays. Il faut qu’on prenne conscience et qu’on fasse en  sorte qu’il n’y ait plus jamais ça».

Après la levée du corps, le cortège funèbre a pris la direction de la mosquée de Bambeto où les militants prieront sur le corps à 14h puis pour l’enterrement au cimetière de Bambeto.

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