« Le parti est libéré … », a dit le porte-parole des FPDD après la démission de son président Moussa Dadis Camara.

Le chargé de communication du parti des Forces Patriotiques pour la Démocratie et le Développement (FPDD) a avoué que son parti se tient bien malgré la démission de son président, Moussa Dadis Camara pour dit-il, des raisons personnelles.
Dans un entretien accordé à notre Rédaction, 72 heures après cette démission, M. Manimou a affirmé que le Bureau Exécutif des FPDD compte procéder dans un bref délai, à l’élection d’un nouveau président qui reprendra la commande du parti. Cela, en vue de participer aux prochaines échéances électorales.

‘’En réalité, il est question pour le parti d’organiser un congrès le plus rapidement possible pour pouvoir élire le nouveau président du parti. Car, nous avons envie de prendre part aux différentes consultations électorales. Ce qui est évident. Nous pensons que nous irons aux élections communales et législatives. Ce qui veut dire que le parti à l’intention de très bien se porter et réellement de revenir sur la scène nationale et internationale avec force’’, affirme t-il.

Poursuivant son explication, M. Manimou dira que le bureau exécutif va engager une vaste campagne pour la sensibilisation des militants du parti. Histoire de leur fortifier à ne pas se décourager.
Au sujet de la démission de l’ancien président des FPDD le 10 octobre dernier, le chargé de communication a été très clair :

« La décision en tant que telle n’a pas été mauvaise mais, ce que je n’ai pas beaucoup apprécié, c’est le fait de ne pas d’abord pris contact avec le bureau exécutif par rapport à cette démission. Et ce bureau n’a entendu les échos que dans les médias. C’est la démarche là que je n’ai pas approuvée. Sinon là où je suis, je peux dire que le parti est libéré, il faut se dire la vérité et que lui-même en tant qu’ancien président est libéré, il n’a plus d’autres jougs. Donc, il peut suivre ses activités et orientations qu’il envisage ».

A la question de savoir en quoi le parti est libéré, M. Manimou n’est pas passé au dos de la cuillère : « Le parti est libéré en ce sens que pendant depuis un certain temps le président Dadis ne s’intéressait plus aux activités du parti en tant que telles. Cela bloquait le parti, parce qu’on ne pouvait plus rien faire, puisque c’est lui qui est à la tête, c’est lui le président donc, on ne pouvait pas faire d’autres orientations et lui-même ne proposait pas d’orientations. Alors on était fusé. Il ne s’impliquait plus et on ne savait pas à quel saint se vouer. Donc, si désormais il n’est plus à la tête, le parti peut maintenant avoir des orientations claires et précises ».

Emmanuel Aziz Millimono

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