Interview : Le président de l’UPF-Guinée parle de l’organisation d’un atelier pour la consolidation de la paix en Guinée

En prélude à l’atelier portant sur le thème « Médias et Consolidation de la Paix en Guinée », notre rédaction a rencontré l’un de ses organisateurs, Ibrahima Koné président de l’Union de la Presse Libre de Guinée (UPLG) pour nous parler de cette grande rencontre. Nous vous proposons de lire l’intégralité de cette interview ci-dessous :

ScoopGuinée : vous envisagez d’organiser un atelier sur « Médias et Consolidation de la Paix en Guinée ». Quels sont les objectifs visés ?

Ibrahima Koné : Il faut savoir que nous journalistes, il est de notre devoir de pouvoir suivre des formations sur des ateliers pour pouvoir nous faire nous-même des mises à jour à travers des formations. Ensuite, penser comment avoir un plus dans notre connaissance pour pouvoir mieux faire. Partant de cela, il faut comprendre que l’UPF a pour objectif, d’aider les journalistes à s’outiller, à se former pour faire face aux défis qui leurs sont assignés. Pareil pour l’UPLG qui est  l’union de la presse libre de Guinée. Etant responsable de ces deux associations, on s’est dit que la Guinée vient de traverser une crise qui dépasse son nom où on a eu des pertes en vies humaines. Donc, je profite de vos colonnes pour présenter toutes mes condoléances et que l’âme de ces guinéens repose en paix, que les familles éplorées puissent prier  sur l’âme de leurs fils ou filles et que cela ne se répète plus.

Partant de tout ça, on s’est dit qu’on a vu beaucoup de guinéens qui ont perdu leurs biens, le manque à gagner a été énorme pare ce qu’on a passé des journées sans travailler et la quiétude sociale était atteinte. Sur ce, on s’est dit que nous journalistes, nous sommes les porteurs des sans voix, nous sommes quelque part des acteurs sociaux ; on ne peut pas croiser les bras étant donné que la crise perdure dans notre pays. C’est aussi çà le rôle du journaliste. Voilà pourquoi L’UPF et l’UPLG ont décidé de faire un atelier de formation en faveur des journalistes afin d’être des avant-gardistes de la paix dans le pays. Cette formation pourra donc leurs permettre de comprendre leur responsabilité dans la gestion des crises et leur rôle fondamental. On a vu l’exemple dans d’autres pays comme le Liberia, la Sierra Leone, le Rwanda. C’est pour dire que nous journalistes, il n’est pas de notre devoir d’activer la flamme mais plutôt vulgariser l’esprit de cohésion sociale.
Le journaliste est un éducateur, c’est quelqu’un qui recarde l’opinion publique.

ScoopGuinée : Quels sont les résultats attendus de cet atelier et quels en sont les participants ?

IK: Les participants vont être tous les acteurs de la vie sociale en Guinée. Je veux dire les différents partis politiques, la société civile, les diplomates, les ambassadeurs, les ONG internationales, la presse elle-même, les sages, les religieux.

Ce qui va être attendu, c’est des recommandations qui seront faites à l’issue des débats. Nous allons demander aux différentes chancelleries, de voir s’il y’a une possibilité de mettre à la disposition des spécialistes pour débattre ce thème pour l’intérêt des journalistes qui y participeront. Par la suite, un document qui contient des recommandations visant la consolidation de la paix distribué à tous les participants, aux autorités du pays, aux chancelleries. Ce guide sera aussi déposé dans quelques rédactions pour une marge communication autour du thème.

ScoopGuinée : Quels messages comptez-vous faire passer à travers ce thème d’actualité concernant la paix en Guinée ?

IK : ça sera un message de paix car, nous déjà journalistes, quand je vois nos confrères qui sont dans les radios qui ont toutes les possibilités d’être écoutés partout dans le pays, et qu’ils ne sensibilisent pas le peuple, je trouve cela anormal.

Alors je lance un appel à l’endroit de mes confrères de s’inscrire dans la logique d’éduquer, informer et orienter l’opinion publique vers la paix. On ne dit pas qu’on ne doit pas critiquer mais dès l’instant, que nos critiques peuvent faire des étincelles, et que ces étincelles peuvent produire la flamme pour bruler la maison commune qui est la Guinée, il faut faire donc attention. C’est ce message qu’on veut lancer à nos confrères est de faire attention à ce que nous disons dans nos journaux et sur nos sites aujourd’hui. L’exemple est que la justice guinéenne a commencé à arrêter des personnes qui utilisent leur compte facebook, à menacer l’équilibre même morale du peuple guinéen. Ça, c’est des choses à saluer. Alors sur ce, mon message serait de dire, continuons à bâtir la paix en Guinée.

Propos recueillis par Aye condé

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