Interview : le nouveau DGA promet que le Horoya va très bientôt prendre son envol

Après avoir été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions, le nouveau Directeur Général Adjoint, Chargé du Développement du quotidien national Horoya, Ibrahima Koné, a accordé un entretien à notre rédaction, le mardi 16 avril 2019. Au cours de laquelle, il a décliné ses nouvelles ambitions pour  ce journal considéré comme un patrimoine national. Très motivé à relever ce défi, M. Koné promet déjà que le quotidien national va bientôt prendre son envol pour retrouver sa place qu’il mérite. Alors pour en savoir plus, veuillez lire l’intégralité de cet entretien ci-dessous !

Quel est votre sentiment par rapport à votre nomination ?

Merci pour cette question, le sentiment c’est un sentiment de joie de reconnaissance après plusieurs années de travail. Je profite de votre micro pour remercier le chef de l’Etat, le professeur Alpha condé et son Premier Ministre et surtout mon ministre de tutelle monsieur Amara Somparé, pour la confiance  portant à ma modeste personne  en m’envoyant à Horoya comme le Directeur Général  Adjoint, chargé du développement du quotidien national, qui fait partir du patrimoine national guinéen. Pour moi, c’est un honneur et c’est un honneur pour ma famille et pour tous mes  amis et je souhaite être à la hauteur de cette confiance que le chef de l’Etat, parmi tant de guinéens m’a accordé  pour développer Horoya. Pour moi c’est un challenge et ce challenge je ferai tout pour donner un nouveau visage à Horoya pour donner réellement  de la vitalité  et mettre Horoya à la disposition des lecteurs guinéens tout en donnant de l’information juste et vraie. Il faut que Horoya reprenne sa place du quotidien national et arrive à couvrir l’ensemble du territoire national, chose qui n’est pas facile, je sais ce qui m’attend dès après notre installation, j’ai vu un peu dans quel état Horoya est, ça coupé le souffle. C’est vrai et si je vous le dit pas de façon très objective, Horoya est tiré aujourd’hui à moins de 500 copies par jour.  Pour un quotidien national, c’est pitoyable, quand vous prenez des pays comme la Côte d’ivoire avec ‘’Fraternité Matin’’ le Sénégal avec le ‘’Soleil’’ on parle de 100 milles exemplaires.  Un quotidien national même avec le développement du numérique, le quotidien papier fait partie des patrimoines de l’Administration publique de tous les pays du monde. Les Etats unies avec toute l’avancée des nouvelles technologies, le Times continue à paraitre, ce journal n’a jamais été jeté dans la poubelle. Tous les pays du monde ont leur quotidien et aujourd’hui la Guinée en matière de presse, la Guinée perd beaucoup de points. Parce qu’on’a pas de quotidien national pour donner les informations justes et crédibles venant de l’Etat.  Parce qu’un quotidien national fait partie des instruments de commandement de l’Etat. L’information est un devoir pour l’Etat qu’il doit donner aux citoyens. Donc, la place de Horoya est une place centrale même dans la démocratisation de notre pays.

Quelles sont les dispositions prises par votre direction pour relancer ce journal ?

Je suis très content que j’ai un Directeur Général qui est Mamady Wasco Keita, qui a fait toute sa carrière à Horoya dans la presse écrite. Aujourd’hui c’est donc quelqu’un d’averti et j’ai un ministre Amara Somparé qui souhaite réellement donner de l’élan, une pulsion, du dynamisme à toutes les directions  de son ministère, mais particulièrement au medium de l’Etat qui sont la RTG, la Radio Nationale, Horoya et l’Agence Guinéenne de Presse (AGP).  Alors quand on touche à Horoya qui a un vivier de journalistes compétents mais qui sont mis  à la touche par manque de moyens. Je me dis qu’il y’a un problème. Si on manquait des hommes on pourrait peut-être dire que mon challenge était difficile, mais on manque plutôt de matériel, j’ai des hommes qualifiés et expérimentés qui peuvent enseigner la nouvelle génération.

Sur ce, on demandera à l’autorité, à notre ministère de tutelle qu’on a besoin de moyens et on va aller vers les personnes de bonnes volonté. Dans ce cas,  Horoya va se comporter comme un journal privé qui a besoin d’un financement et on va définir nos stratégies et on ira vers la population, parce que nous publions pour cette population. Il faut renaitre cette confiance entre le Horoya et les lecteurs sur toute l’étendue du territoire. Il y’aura des stratégies qui seront définies. Il faut rencontrer beaucoup de gens, renaitre Horoya dans l’esprit du guinéen. Je vais continuer à accorder beaucoup d’interviews pour expliquer que  Horoya fait partie du patrimoine national et nous allons bientôt ouvrir les archives de Horoya à la population de Conakry, peut être que ces archives seront déplacées vers l’intérieur du pays. C’est notre souhait que d’autres guinéens puissent voir qu’en 1962 ou en 1965 qui a fait quoi dans ce pays. Les archives aussi nous orientent. On parle aujourd’hui de referendum, de changement de constitution, est-ce que c’est une première ? Mais en allant dans les archives, on verra bien que la Guinée a connu des mutations. Il faut entretenir nos archives pour pouvoir orienter notre présence, pouvoir donner des conseils à nos gouvernants afin de les guider pour la satisfaction et l’épanouissement du peuple de Guinée.

En tant que Directeur de publication du JAO et DGA du Horoya, comment comptez-vous Concilier le travail du journal des appels d’offres et celui du Horoya ?

C’est des choses qui ne peuvent pas aller ensemble, il y’a des associations dans lesquelles j’ai démissionné comme l’Union de la Presse Libre de Guinée (UPLG) dont je ne suis plus le président. Bientôt au niveau du JAO, on aura un nouveau Directeur de publication qui ne sera pas moi. Puisque je ne vais pas être le Directeur de publication du JAO qui est mon journal et le DGA de Horoya. Partout on appelle la compétence du privé pour booster le public. Alors je suis à Horoya pour booster, je ne suis pas là pour faire carrière ou pas, mais je suis là pour relever un défi. Le JAO m’appartient, c’est un bien, c’est mon patrimoine. Pour éviter des conflits d’intérêts, je vais céder la Direction du Vision2000Communication Plus, n’étant plus le Directeur de la publication du journal des appels d’offres et du Régional Info, pourquoi, parce que je ne souhaiterais pas avoir des conflits d’intérêt. Au-delà de ça, je pourrai toujours apporter mon savoir, puisque la loi ne me l’interdit pas. Le travail va être un peu difficile, mais je m’y attendais, on va se battre pour que tous les lecteurs du Régional info et JAO ainsi que le quotidien Horoya gagnent leur compte.

Quel est votre mot de la fin pour clôturer cet entretien ?

Je lance un appel solennel au Chef de l’Etat le Pr. Alpha Condé à son PM Dr. Ibrahima Kassroy Fofana de nous apporter un coup de main, cette amabilité de me nommer comme Directeur en charge du développement de Horoya. Je leur tends  encore la main de nous créer des facilitations, d’avoir les moyens pour que Horoya puisse se comparer aux autres quotidiens de la sous-région ; que Horoya puisse soulever les couleurs nationales guinéennes ; que Horoya puisse aller très loin dans les sous-préfectures pour donner l’information, les nouvelles du commandement centrale qu’on puissent savoir réellement ce qui se passe en Guinée ; que nous puisons donner des informations justes et crédibles à la population à la base et les défendre et donner l’information de la base au sommet vis-versa ; que chacun s’informe de ce que fait l’autre. Je pense qu’en établissant cette confiance en matière d’information, cette crédibilité  ne pourrait qu’apporter la paix et la quiétude dans notre cité. C’est des denrées très rares pour lesquelles chacun de doit se battre pour les avoir et les préserver. Puisque quand on les a, il faut les préserver et nous allons y arriver. Et Horoya va prendre son envol d’ici peu de temps. Soyez-en sûrs !

Propos recueillis par Bah Ibrahima

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