Ignace Deen: “Je suis triste parce que ce n’est pas le premier…”, dixit Cellou Dalein Diallo

Cellou Dalein Diallo  accompagné de certains  membres de l’opposition s’est rendu ce lundi 19 mars 2018, à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour procéder à la levée des corps des personnes tuées lors des récentes manifestations politiques à Conakry dans les quartiers Wanindara et de Bailobaya. Ici, le chef de file de l’opposition se dit très triste et consterné.

C’est aux environs de 11h 10 minutes que le chef de file de l’opposition est arrivée à la morgue de l’hôpital Ignace Deen. Sur les lieux,  les familles des victimes, des hommes politiques, c’était la consternation et la compassion.

En sortant de la morgue, le chef de file de l’opposition s’est prêté aux questions des journalistes. D’abord il dira  « Je suis triste  de voir des citoyens innocents arrachés arbitrairement à l’affection de leurs  proches alors qu’ils n’ont rien fait. Ils ne faisaient à la limite exercer un droit constitutionnel celui de manifester.  Je suis triste parce que ce n’est pas le premier,  90 autres citoyens avant eux ont été victimes de la barbarie des forces de l’ordre et de la complicité des gouvernants qui n’ont jamais cru devoir prendre des dispositions pour que des enquêtes sérieuses soit menées à l’effet d’identifier et de déférer  devant les tribunaux les responsables de ces crimes odieux.  Je suis triste pour notre pays que cette impunité accordé par monsieur Alpha Condé aux criminels,  compte tenu d’entrainer la récidive parce que l’impunité encourage le crime ».

Il a ensuite déploré ces cas d’assassinats répétés « J’ai déploré le carnage qui a eu lieu il y’a trois jours à wanindara par l’Eco5. Le commandant et ses hommes se sont livrés à un carnage, nous avons 19 blessés par balles dont 10 sont encore à l’hôpital, des balles qui n’ont pas été fatales mais qui ont causé des dégâts énormes, il y en a qui risquent  être handicapés à vie simplement parce qu’ils sont convaincus qu’ils ne seront jamais interpellés parce qu’ils ont tués des militants de l’opposition ».

Enfin  sur la question de savoir ce qu’il faut pour mettre fin à ces tueries, Cellou Dalein Diallo répond «  C’est mettre un terme à l’impunité, je dis que le cas de Djakariaou la première victime d’Alpha Condé le 3 Avril 2011, s’il avait eu le traitement judiciaire qu’il fallait avec une publicité suffisante on ne serait pas à 94 morts aujourd’hui. Les policiers, les gendarmes qui sont équipés par l’argent du contribuable auraient réfléchir de dire je prends un risque d’être privé de  ma liberté, d’être privé de mon emploi,  d’être déshabillé même radié, ils n’auraient pas fait usage de leurs armes à feu si une sanction était attendue. Mais ils savent que lorsque tue  un militant de l’UFDG, un citoyen de RATOMA ils risquent aucune sanction ».

A rappeler que les 4 victimes ont été inhumées ce lundi 19 mars après la prière de 14 heures au cimetière de Bambeto sont entre autres : Boubacar Barry, Mamadou Baillo Diallo, Mamadou Saidou Diallo et Mariame Bah.

                                                                                  MY

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