Guinée/Tunisie : “comment limiter les cas d’évacuations sanitaires” au centre des journées de réflexion à Conakry

La première édition du forum mondial 2017 des journées Guinéo-Tunisiennes de la santé s’est ouverte  ce vendredi 8 décembre 2017 dans notre capitale. La rencontre regroupe des spécialistes guinéens et 17 spécialistes tunisiens.

C’est une initiative de First Aid Action Guinée (FAAG) en collaboration avec des  cliniques tunisiennes  à savoir Alysia et Pasteur.

Ce forum qui se tient dans notre capitale pour la première fois a pour mission de faire connaitre le partenariat médical entre les deux pays, et de le développer et le pérenniser. Durant quatre  jours, les spécialistes des deux pays intervenants dans plusieurs domaines de la santé partageront ensemble  leurs capacités et leurs expertises, ce,  à l’issu des conférences scientifiques, des journées culturelles et des consultations gratuites dans les différents centres hospitaliers de Conakry.

C’est aussi l’occasion  pour ces médecins Tunisiens  de découvrir la Guinée, voir les centres jusqu’où la prise en charge des patients est possible et  d’essayer de trouver une forme de coopération qui peut  permettre à la Guinée  d’avoir une synergie d’action afin d’avancer un peu et envoyer un peu d’apport à la médecine guinéenne.

Selon  Dr Hafedh MAKNI,  médecin Directeur de la clinique Alyssia basée dans la  capitale tunisienne, ces journées sont le fruit de nombreuses réunions.

« Elles ont pour but d’abord d’échanger les expériences tunisiennes et guinéennes en matière de santé, et de pouvoir collaborer et s’entraider dans le sens de l’amélioration de nos prestations en faveur des deux peuples. On est en Guinée pour montrer ce qu’on peut faire, et aussi pour apprendre de l’expérience guinéenne », a souligné Dr Hafedh MAKNI.

Ce qui est aussi pour lui une autre stratégie permettant à la Guinée de limiter les cas d’évacuation.

Interrogé sur la question,  Dr  Souleymane Touré, médecin  et Directeur Général de First Aid Action Guinée affirme ceci : « Evacuer aujourd’hui devient un fardeau surtout pour  les patients. On se dit pourquoi ne pas essayer aujourd’hui d’orienter les évacuations, parce que ce qui se passe, c’est que les gens qui partent n’ont aucun dossier. L’objectif de la prise en charge n’est pas pointu. Donc, nous allons faire l’interface aujourd’hui avec les Tunisiens pour nous permettre déjà de recevoir les patients chez nous, de les évaluer, d’évaluer le besoin, d’envoyer à la Tunisie seulement un rapport pointant les besoins. Cela permettra aux patients aujourd’hui de payer non seulement moins cher, et derrière ça la coopération va continuer pour ne même pas évacuer à la longue.  Pour que nous ayons au moins un centre guinéo-Tunisien en Guinée qui va être un point de référence des médecins tunisiens  qui vont passer souvent prendre en charge des patients et  les médecins guinéens vont arriver à Tunis pour des formations et autres… ».

                                                                                                                            Mohamed Y

 

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