Grève des enseignants: le SLECG demande au président de la République de s’impliquer personnellement!

C’est un nouvel échec qui a été enregistré le mercredi 17 octobre 2018, suite aux négociations entre la partie gouvernementale  et la  délégation du Syndicat Libre des Enseignants  et Chercheurs de Guinée (SLECG) autour des 8 millions de francs guinéens comme salaire de base. Mais encore une fois, les lignes peinent à bouger dans ce pourparler, chacune des parties reste campée sur sa position.

Les membres du comité de négociation du SLECG estiment d’ailleurs que les émissaires du gouvernement au compte de ce dialogue n’ont pas la solution à leur problème.

À cet effet, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a invité toutes les entités, les institutions nationales, les personnes de bonne volonté, ainsi que le Président de la République à s’impliquer dans cette crise, afin qu’une solution soit trouvée.

Le Slecg a fait une déclaration à cet effet.

Lisez!

«À la lumière des déclarations des uns et des autres, le SLECG est disposé au dialogue pour sortir de ce climat délétère. Mais nous avons pensé que l’équipe que nous avons devant nous,  n’a pas la qualité de trouver la solution et comme l’école est un sujet très sensible qui intéresse toute la communauté, le SLECG conscient de l’importance de l’école dans la vie d’une nation; conscient de l’enjeu et des effets collatéraux liés à cette grève qui commence à prendre du temps. Nous demandons au président de l’Assemblée Nationale, à la Première Dame de la République de Guinée, aux présidents du Conseil Économique et Social, aux quatre coordinations de la basse côte, de la moyenne Guinée, de la haute Guinée et de la Guinée forestière ; au Médiateur de la République, au conseiller personnel du chef de l’État, aux signataires du protocole du 13 mars 2018; aux femmes de la Mano River Union; à l’association des étudiants et élèves de Guinée, A la FEGUIPAE et à tous les hommes de bonne foi de s’associer au bureau exécutif du SLECG pour demander au président de la République en tant que garant de la paix, de la justice, du développement et père de la nation guinéenne de bien vouloir s’impliquer personnellement pour trouver quelque chose des 8 millions du SLECG afin que les enfants reprennent le chemin de l’école. Nous lui demandons humblement et c’est le meilleur cadeau qu’il puisse nous donner en cette fin d’année 2018».

Quant à la partie gouvernementale, elle s’est abstenue de s’adresser aux hommes de médias  et aucune date n’a été fixée pour la prochaine rencontre.

                                                                                      Mohamed Y

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