Enseignement Supérieur : le ministre Yéro Baldé décline le bilan de son département

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé a tenu une conférence de presse ce lundi 4 février 2019 à Conakry ou il était question de parler du bilan de son département de 2010 à 2019 et les perspectives.

En ce qui concerne l’amélioration de l’accès et de l’équité aux études supérieures, le ministre a indiqué qu’il ya eu un investissement de 410 milliards GNF dans la construction d’infrastructure et achat d’équipements sur un besoin à moyen terme de 4 200 milliards GNF, la construction de plusieurs infrastructures à usages administratif et pédagogique, dans les universités de Labé et Conakry.

En termes de perspectives et défis, le ministre a ajouté que le développement des infrastructures universitaires, la construction et équipement des bibliothèques universitaire central, construction des classes préparatoires et autres continuent

La question de savoir pourquoi l’interdiction d’orienter les étudiants en médecine a aussi été abordée lors de cette conférence de presse.

Pour le ministre de l’Enseignement Supérieur, si on n’a pas orienté depuis 3 ans, il fallait nettoyer le système car, dans les années antérieures, la faculté de médecine de Conakry était connue comme l’une des meilleures. La preuve est que la plupart de ceux qui sont formés dans cette faculté à l’époque sont à l’étranger. Récemment, il y a une de nos médecin qui est rentrée de la France, qui m’a dit qu’il y a au moins 200  médecins guinéens qui travaillent en France, c’est parce que la qualité est bonne.

Le ministre estime que cela est du à la corruption dans la faculté de médecine en Guinée.

 « Depuis une dizaine d’années la formation s’est dégradée parce que la corruption avait atteint la faculté de médecine, les notes se payaient, les gens sans  aucune qualification venaient s’y installer et il fallait mettre fin a cela ; nous avons même commandité une étude financée par l’OMS qui met en exergue toutes les failles du système au lieu de continuer sur la même lancée, nous avons décidé d’arrêter d’orienter, le temps de mettre en place avec tout ce qui est nécessaire pour nettoyer ce secteur. Pour rentrer en médecine en Tunisie,  c’est minimum 17 de moyenne et chez nous ici n’importe qui peut rentrer en médecine, les étrangers aussi tout le monde venait en Guinée quand ils échouent, ils viennent en Guinée en médecine, donc cela décrédibilise notre système, nous avons décidé de mettre fin à cela », a conclu le ministre Baldé.

                                                                                             Aye Condé

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