Ebola en RDC : l’OMS et de grandes ONG au centre d’un scandale sexuel

Des agents de l’Organisation mondiale de la santé et de plusieurs ONG sont accusés d’abus sexuels à l’encontre de plusieurs dizaines de femmes, dans une enquête réalisée par The New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters.

« S’ils voulaient vraiment aider les gens, ils l’auraient fait sans condition. Au lieu de ça, ils ont détruit nos vies. » Meurtrie, la jeune femme, âgée de 24 ans, est l’une des 51 qui ont été interrogées en juillet et août dernier à Béni, épicentre de l’épidémie d’Ebola en RDC. Chantage sexuel à l’embauche, agressions sexuelles, séquestrations… Les témoignages rassemblés dans l’enquête réalisée par The New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters sont accablants. Ils racontent comment, entre 2018 et 2019, des dizaines de femmes auraient été victimes d’abus commis par des travailleurs humanitaires engagés dans l’est du Congo dans le cadre de la riposte à l’épidémie d’Ebola.

Quelques jours seulement après les critiques émises par le Groupe d’étude sur le Congo sur la gestion de la riposte par la communauté internationale, accusée de négliger les systèmes de santé locaux et d’instaurer un système parallèle  « dans la même logique raciste qui a historiquement nié la reconnaissance des systèmes de savoir et de pratique noirs et africains », c’est un nouveau coup dur pour les acteurs humanitaires.

Avec J.A

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