Dubréka-Gbantama : un réseau de trafiquants de ciments démantelé

Après quelques mois d’enquête, les  services spéciaux chargés de la lutte contre la drogue, le crime organisé et l’office de répression des délits économiques et financiers du Colonel Moussa Tiégboro ont mis met sur un réseau de trafiquants de ciments destinés au chantier du barrage hydroélectrique Souapiti le dimanche, 25 novembre 2018. Il faut dire que ce réseau était basé à  Gbantama, dans la préfecture de Dubréka, précisément dans  l’ancienne huilerie de feu Elhadj Moussa Conté.

Tout d’abord, le Secrétaire Général à la Présidence, chargé des services spéciaux de la lutte contre la drogue, le crime organisé et l’office de répression des délits économiques et financiers, le colonel Moussa Tiégboro Camara  est revenu sur les pistes qu’ils ont suivi pour mettre met sur ce réseau : «Il y a plus de cinq mois que nous avons été saisis par la société GI (Guinéennes Industries) Ciments par une plainte régulière. Elle a voulu que nous procédions à une enquête parce qu’elle serait victime d’un piratage de ses produits. Et depuis, de fil à aiguille, il n’y a pas un quartier de la commune de Matoto où nous n’avons pas mis pied. Nous avons fait également la même chose dans les quartiers de Kagbelèn. C’est dans la haute banlieue que les délinquants aiment souvent opérer parce qu’ils estiment qu’il y a moins de contrôle… ».

Sur  la question de savoir où va ce ciment, Colonel Tiegboro répond : « Une fois que les camions sont chargés pour se rendre sur le chantier de notre historique barrage hydroélectrique Souapiti, des gens qui se sont organisés en bande de délinquants, trouvent moyen de contrefaire les sacs de GI Ciments et de CIMAF. En détournant les camions avec la complicité de certains cadres. Mais ce qui est sûr, tous les éléments de la chaine seront interpelés. C’est une enquête facile. L’essentiel pour nous, c’est la découverte. Peut-être demain, certains vont dire que les ciments n’étaient pas sur le marché ou encore que ce n’était pas dans une marmite comme il a été le cas du riz pourri et des farines périmées.  C’est une méconnaissance du droit et même être apatride pour penser ainsi…».

 D’après toujours le colonel Tiégboro, plusieurs personnes ont été interpellées sur le site dont quelques femmes, leur rôle est de faire l’ensachage des ciments détournés.

La question que nombre de guinéens se pose, c’est de savoir qui sont les commanditaires de ce réseau ?    Attendons donc de voir !

                                                                                       Mohamed Y

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