Dossier Ebomaf-Guiter SA: la part de vérité d’Ansoumane kaba, PDG  de la société Guiter  

Dans une sortie médiatique depuis la capitale Ouagadougou le week-end dernier, le président Directeur Général du groupe EBOMAF, Bonkoungou Mahamadou 

crie  à la  surfacturation portée contre lui  sur la construction du tronçon Kankan-Kissidougou distante d’environ 189Km pour un montant de 305 millions d’euros et annonce avoir perdu plusieurs centaines de millions d’euros en Guinée.

Ce jeudi 06 octobre 2021, le PDG du Groupe Guiter est monté au créneau pour apporter sa part de vérité pour démentir cette information.

Avant de détailler les explications  de Kaba Guiter,  il est nécessaire avant tout de rappeler les propos tenus par la magnant Burkinabé lors de sa conférence de presse au Burkina Fasso avec les médias guineens et étrangers: «il n’est pas exagéré de dire que le prix au kilomètre carré est élevé. Il suffit tout simplement d’avoir un niveau de certificat d’étude primaire pour diviser 305 millions d’euros par 194 kilomètres carrés pour avoir le prix au kilomètre carré. Nous n’allons pas perdre du temps sur la question. Parce que nous avons autres choses à nous dire. Le prix au kilomètre carré comprend les intérêts. Parce qu’ils m’ont demandé à l’époque, il s’agit de l’Administrateur général des grands projets, M. Thales, le ministère de l’Économie et des Finances qui était représenté par M. Diaré et d’autres, de noyer les taux d’intérêt dans les prix unitaires. C’est ce qui nous donne les 305 millions par kilomètre carré. Nous n’avons pas besoin de donner des commissions à qui que ce soit, jamais ! A l’époque, la Guinée n’avait pas 305 millions d’euros dans ses caisses. Elle venait de traverser la maladie hémorragique à virus Ebola. Je ne reconnais pas avoir donné de commission à qui que ce soit et je ne le ferai pas. Le groupe Ebomaf est un groupe panafricain sérieux qui respecte les règles et ne se prête pas à des jeux de commission et de corruption. Le prix au kilomètre carré comprend le prix net d’exécution des travaux au kilomètre carré plus les intérêts. Il y a beaucoup de raisons qui ont amené l’annulation unilatérale de notre contrat. Cela peut être un abus de confiance. Je crois et je confirme que ma confiance a été abusée alors que j’ai agi sur la base de la signature de la République de Guinée et elle n’a pas respecté sa signature. On appelle cela abus de confiance. Cela peut être aussi des raisons orchestrées pour des buts électoraux. Parce que en 2015, il y avait des élections. Je ne confirme rien, je confirme que ma confiance a été abusée. Je confirme que la Guinée n’a pas respecté ses engagements auxquels elle a souscrit. Je confirme que le groupe Ebomaf a perdu plus d’une centaine de millions d’euros en République de Guinée, j’ai toutes les preuves… ».

Des accusations démentis en bloc par le patron de Guiter . Pour Ansoumane kaba, les différents nés au sein du groupement Ebomaf SA et Guiter SA : «le premier grand différent en fait est né de la fixation  des volumes de travaux détaillés par tronçon. A cela est venu se greffer un autre différent , celui lié au choix de la mission de supervision et de contrôle des travaux devant être entrepris».

Autre grande entrave à la réalisation du  contrat.

Sur cet aspect, Ansoumane kaba précise Et toujours selon le PDG de la société GUITER, il faut dire clairement que ce sont  ces deux différents qui vont conduire à la signature de contrats séparés pour les deux membres du Groupement presque mort-né : «Guiter SA a signé le contrat Kankan-Mandiana  en deux tranches: la tranche ferme : 35 000 000 euros.  La tranche optionnelle : 126 948  363 .10 euros. 

Ebomaf SA a signé le contrat Kankan-Kissidougou. La tranche ferme : 65 000 000 euros.  La tranche  optionnelle 240 824 856. 91 euros».

De l’exécution des contrats.

Sur cet autre point, Ansoumane kaba estime que le PDG d’Ebomaf a prétendu que son entreprise aurait réalisé une centaine d’ouvrages et effectué certains travaux sur le tronçon Kankan-Kissidougou:  »  Chose extraordinaire et impensable par rapport aux réalisations, il importe de porter à la connaissance de l’opinion publique guinéenne que depuis la pose de la première pierre , le PDG d’Ebomaf n’a plus mis les pieds sur le terrain « .

De la remise d’un chèque de 15 milliards et 50 conteneurs de bitume à Guiter SA

Dans sa communication,  le PDG de Guiter  affirme qu’un chèque d’une valeur de 15 000 000 000 de francs guinéens à été fait au nom du PDG d’Ebomaf par le canal du chef protocole sur instruction du président déchu  ( Alpha Condé ndr): «Il est à noter qu’à dans ce cadre , EBOMAF reste devoir à Guiter SA  le montant de 141 786, 48 euros».

Des accusations sans fondements portées à tort…

Selon Ansoula kaba,  le PDG d’Ebomaf  cache visiblement un ensemble de pratiques malsaines auxquelles le PDG D’Ebomaf ne semble pas étranger: « En attendant d’y arriver,  nous osons d’ores et déjà dite que le PDG d’Ebomaf à bel et bien reçu 65 millions d’euros en septembre 2014 et 120 autres millions d’euros le 27 mars  2017 par l’entremise de deux lettres de garantie.  N’ayant nullement satisfait aux premières exigences  liées à sa première tranche ferme du tronçon Kankan-Kissidougou,  comment est-il parvenu à obtenir une seconde lettre de garantie portant sur la bagatelle de 120 millions d’euros,  si ce n’est pas des moyens détournés ?».

Pour terminer,   Ansoumane kaba  annonce publiquement qu’il ne portera pas plainte contre  Ebomaf, mais il demande aux nouvelles autorités de lancer des audits de tous les projets routiers en particulier le PDG D’EBOMAF Bonkoungou Mahamadou.

Balla Yombouno 

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