Des armes à feu saisies à Madina : un vendeur mis aux arrêts…

Un revendeur d’armes à feu a été mis aux arrêts par les services spéciaux de la lutte contre la drogue et des crimes organisés du colonel Moussa Tiègboro Camara. Ce marchand d’armes a été présenté à la presse, jeudi 24 mai 2018 à Conakry.

La prolifération et la détention illégale des armes à feu sont  devenues un phénomène inquiétant en République de Guinée. Bon nombre de guinéens vivent aujourd’hui la peur au ventre. Avec une importante quantité d’armes à feu de fabrications Turque et Russe avec des munitions ont été saisies. Ce marchand d’armes a déjà vendu plus de 2000 armes à travers le pays avec des pièces justificatives.

Avec de différentes marques, ces armes seraient vendues de 12 à 22 millions de nos francs selon la marque et la capacité du service rendu. Quant on sait que depuis plus de dix ans, les autorités guinéennes ne délivrent pas un papier autorisant la commercialisation d’armes.

Selon le Colonel Moussa Tiègboro Camara, depuis plus de 2 ans que son service cherchait à démanteler ce réseau :

« Nous sommes encore en face d’une situation  grave. Ces armes de fabrications russe et turque sont des armes extrêmement dangereuses. Ces armes que vous voyez, sont des armes de guerre. Dans le pays, seuls les policiers sont dotés de ces armes et de ces munitions » a-t-il indiqué.

Poursuivant son speech, il dira ;

« Ces armes sont faites pour se protéger, mais je pense qu’à Conakry, il n’y a pas une association de chasseurs, ceci pour vous dire simplement que nous sommes en danger. Comment ces armes-là sont rentrées ici ? Nous sommes dans un Etat de droit et il vend à tout le monde. Il a déjà vendu plus de 2000 armes aux guinéens et des étrangers qui sont en Guinée et qui sont prêts à acheter des armes pareilles dont le prix varie entre 12 et 22 millions gnf », précise Tiègboro.

Répondant aux questions des journalistes, M. Salifou Fofana a laissé comprendre que depuis 5 ans qu’il fait ce travail et il soutient que ces armes lui sont fournies sur place à Madina où il les revend :

« Ces armes là, on les gagne à Madina, on n’importe pas.  On a des gens qui nous les fournissent à Madina ; nous, on ne connaît pas l’importateur. On va à Madina, on demande s’ils en ont, ils nous donnent. Moi, je ne sors pas de la Guinée, ces armes nous sont fournies frauduleusement par des gens. Je n’ai pas de boutique où je les vends, mais à chaque fois que quelqu’un fait la demande, j’appelle et on m’en envoie. Nos clients sont des patrons qui veulent assurer leur sécurité et des chasseurs. Parmi ces armes, il y en a qui se vendent à 13,5 millions fg et d’autres à 14,5 millions fg. On travaille en réseau mais quand quelqu’un veut en acheter, on essaie de régulariser la situation ; si des clients qui veulent acheter dans nos mains, ont des permis de port, alors je fais les reçus pour régulariser et savoir les personnes qui ont acheté pour les aider à trouver les documents nécessaires », déclare Saliou Fofana.

Pour terminer, Colonel Moussa Tiègboro Camara a lancé un appel pressant aux acheteurs d’armes illicites de venir déposer les armes dans les 72 heures avant qu’ils ne soient mis aux arrêts eux aussi.

Aboubacar Ben Soumah

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