Conférence hebdomadaire de presse des ministres : le ministre de l’Élevage envisage  des campagnes de vaccination contre la rage

Comme ses prédécesseurs, le ministre de l’Élevage, Roger Patrick Millimono, était face à la presse, ce mercredi 14 août 2019, pour faire un exposé sur l’évolution du secteur de l’élevage dans notre pays.

Selon. M .Millimono,  beaucoup de chiens errants, sont constatés aujourd’hui dans la capitale et à l’intérieur du pays à telle enseigne que l’État est obligé de déclencher une campagne de vaccination contre la rage.

Dans son intervention, le ministre dira qu’en principe, ladite campagne  devrait commencer le jeudi 15 août. Malheureusement, cette date a coïncidé avec un jour férié, ce qui nous a obligé de renvoyer le démarrage de ladite  campagne au 26  août prochain.

«Toutefois, je vais partir avec une certaine équipe aujourd’hui même pour cette vaccination, nous avons déjà 2000 doses, ce n’est pas beaucoup, mais cela pourra au moins, contenir la rage », a indiqué le ministre.

Poursuivant son speech, le ministre a fait savoir que l’abattage massif des chiens est interdit par des institutions internationales.

«  On m’appelle souvent pour me dire d’abattre les chiens, mais je profite de cette tribune pour faire comprendre, que l’abattage massif de chiens est interdit ; vous savez qu’au niveau international, il y a des organisations qui se sont  battues, pour le bien-être des animaux qui interdisent l’abattage massif des chiens. C’est un  problème aujourd’hui. Faut-il abattre les chiens comme nous le faisons avant et que nous soyons indexés sur la scène internationale ou bien, faudrait-il procéder à cet abatage massif que beaucoup d’entre nous souhaitent ? », s’exclame-t-il.

En tout  état de cause, le ministre a dit  que si on ne  peut pas entretenir un animal domestique on n’a pas le droit de l’élever. « Nous ne pouvons pas élever un chien, le garder dans notre maison, nous n’avons pas ce droit et cella existe dans nos lois ».

Dans sa conclusion, le ministre s’est interrogé à l’adresse des journalistes. « Mais dites- moi, si je trimbale un chef de famille à la justice, pour n’avoir pas pu retenir son animal qu’il a laissé divaguer, qu’est-ce que vous allez dire, vous les journalistes ?».

Aye Condé

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