Liberté de presse: le ministre de la communication s’interroge sur le classement de la Guinée par RSF

La Radiotélévision Guinéenne (RTG) a célébré dans ses locaux à Koloma, le 3 mai de cette année, la  journée internationale de la liberté de la presse sous le thème ‘’Media, Justice et Etat de droit, les Contrepoids du pouvoir’’.

Plusieurs personnalités ont honoré de leurs présences à cette invite de la radiotélévision nationale dont le ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail,  porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, du ministre de tutelle, M.Rachid N’Diaye, du Représentant de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Ousmane Camara, du Secrétaire Général du ministère de la Communication, Mohamed Condé, et des représentants des associations de presse du pays.

Dans son allocution de bienvenue, le Directeur Général de la RTG-Koloma, M. Sékouba Savané a rappelé l’historique de la célébration du 3 mai qui date de 25 ans, c’est à dire depuis 1993 par l’UNESCO en Namibie. Selon lui, l’heure ne serait certainement pas à un exercice de bilan des acquis de la liberté de la presse mais bien à la réflexion pour de nouvelles conquêtes, les défis à relever étant encore nombreux.

  1. Savané a également précisé que le thème choisi en Guinée : « Liberté de la presse, Unité nationale et Renforcement de la Démocratie », interpelle et met chacun de nous devant ses responsabilités dans la préservation des valeurs de liberté, d’unité et de Démocratie et appelle les Hommes de média à plus de rigueur dans l’exercice du journalisme.

Pour sa part, le ministre de la Communication, M. Rachid N’Diaye se dit réservé entant que journaliste par rapport au classement de la Guinée au 104ème  rang sur 180 pays à travers le monde.

 « Je ne mets pas en cause le sérieux et la rigueur de Reporter Sans Frontière (RSF) mais j’aimerais savoir un peu de quelle manière cette association travaille parce qu’on ne peut pas avoir un critère qui est valable dans un pays et pas dans l’autre. Nous sommes dans un pays aujourd’hui, il faut le reconnaitre, il n’y a pas de censure, il y a une diversité de la radio et de la télévision, il y a une diversité de la presse en ligne, il n’y a pas de délit d’opinion. Aujourd’hui, nous n’avons aucun journaliste qui a été emprisonné pour ses faits, ses écrits, ses actions… », a fait remarquer le ministre de la communication avant d’inviter tous les journalistes du pays à se doter des textes régissant les règles de ce métier  afin de pratiquer correctement leur travail.

S’agissant de la Guinée plus précisément, si aucun journaliste n’a été emprisonné et tué à ce jour, bon nombre d’observateurs reconnaissent que plusieurs  journalistes ont été tout de même violentés, des stations de radio et télé attaquées, des appareils de reportages détruits et confisqués ces derniers temps. C’est ce que disent les mêmes observateurs qui aurait valu à la Guinée ce classement de cette année.

                                                                                                             La Rédaction

 

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