Camayenne : un jeune tue son frère aîné pour un problème d’argent

Un jeune homme répondant au nom de Mohamed Ckeick Sylla a tué, dans la nuit du 4 août dernier son frère  aîné Ibrahima Sory Sylla à l’aide d’un couteau de cuisine cause, dit-on  de l’argent, dans le quartier Camayenne, commune de Dixinn.

Selon les témoignages recueillis sur les lieux, le présumé auteur de ce crime, Cheick Sylla, aurait prémédité sa forfaiture.

L’épouse de la victime, Zenab Camara revient sur les faits « C’est au carrefour que je me suis séparée avec mon mari qui partait au bar café et moi, je me suis retournée à la maison. A mon retour, j’ai trouvé son frère cadet, Cheick arrêté devant la porte de la terrasse. Vu la façon par laquelle il était positionné, je l’ai contourné en passant par la seconde porte de la même terrasse pour rentrer dans notre chambre. Cheick était toujours là, à la même place. Par la suite, je suis ressortie de la chambre pour  prendre les habits qui étaient accrochés à la corde, au niveau de la terrasse, avant de retourner en chambre. Pendant que je pliais les habits, il a profité, car la porte était encore ouverte, pour rentrer dans ma chambre. Quand je me suis retournée et l’ai vu arrêté, j’ai eu peur parce que, je m’attendais pas à le voir dans notre chambre. Pour moi, j’avais pensé qu’il était venu chercher une cuillère, pour aller prendre son repas. Néanmoins, je lui ai démanché de qui n’allait pas. C’est là que Cheick m’a lancé à la figure, tu le sauras tout de suite.  Ton mari a mon argent ; s’il ne me le donne pas je vais toi, te tuer ainsi que tes enfants».

Avant d’ajouter : « Moi, je n’ai pas pris cette menace au sérieux parce que, c’est quelqu’un qui rentre souvent ivre d’alcool, en famille. J’ai essayé de le faire raisonner afin qu’il parte se coucher en l’assurant que son grand frère allait lui remettre son argent le matin, au réveil ou moi-même j’allais le faire.  Malgré ces paroles, Cheick a fait le sourd et a juste répondu : tu verras tout de suite si je blague ou pas, je vais te tuer ainsi que tes enfants. Vu son insistance, j’ai fait appel à mon mari. A la vue de celui-ci, il s’est jeté sui lui et ils ont commencé à se bagarrer, sous les regards des autres membres de la famille et du voisinage. C’est au cours de cette bagarre qu’il a sorti un couteau pour l’enfoncer au niveau du ventre de mon mari, sans que quelqu’un n’ait eu le temps d’intervenir. Suite à ce coup de couteau fatal, mon mari que j’appelle affectueusement Lévy s’est assis par terre et m’a dit : je saigne, il m’a poignardé. Là, j’ai vraiment vu qu’il saignait ; j’ai tiré un pagne qui était suspendu à la corde pour en faire un garrot. J’ai pris un taxi pour l’emmener à l’hôpital ; seule Hadja qui m’a aidé en plus du taxi-maître. A part elle, tout le monde observait la scène sans venir au secours, … ».

Enfin, Mme Sylla Zenab Camara dira : « C’est ainsi que nous sommes allés à l’hôpital. Là, il n y avait aucun soignant en vue ; il a fallu que, Hadja parte dans une autre salle pour trouver de l’aide. D’ici là, le sang de mon mari continuait à se vider de son corps au niveau de sa blessure. Avant d’intervenir, le médecin m’a demandé de sortir de la salle afin qu’ils puissent faire leur travail. Pendant que je m’éloignais, Lévy me faisait des signes pour que je reste à ses cotés. J’ai compris que si le médecin m’a dit de sortir de la salle, c’est parce qu’il avait compris, au regard du sang perdu, que mon mari n’allait pas s’en sortir ; donc il était agonisant, … »

L’enterrement d’Ibrahima Sory Sylla est prévu ce mercredi, à 14 h au cimetière de Cameroun, toujours dans la commune de Dixinn.

le défunt a laisse derrière lui une veuve et des jumelles

                                                                                                             Aye Condé

 

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