Blocage du dialogue politique : l’opposition républicaine pointe du doigt le gouvernement de Kassory Fofana !

L’opposition guinéenne, à sa tête El Hadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) a animé ce mardi 11 décembre 2018, une conférence de presse à la maison commune des journalistes de Coléah sur la situation sociopolitique du pays.

Au cours de sa communication, le chef de fil de l’opposition  a informé les hommes de médias sur le refus du gouvernement à aller sur la table de négociation : «  Le dialogue nait du refus du pouvoir d’appliquer la loi, de respecter le calendrier électoral, d’installer la haute cour de justice qui est dans la constitution. C’est dans les accords politiques parce qu’on l’a revendiqué, mais ils ne les appliquent  pas et on a tendance à dire qu’on a le même degré de responsabilité lors qu’il y a crises….. Je voulais qu’on lève ce malentendu. Nous ne voulons pas que notre pays soit géré par les accords, mais pour qu’on évite de s’asseoir pour savoir comment on fait, il faut faire les choses à temps et conformément aux dispositions de la loi, on n’a pas besoin en ce moment de se retrouver… ».

Parlant du blocage du processus au niveau des accords politiques, Cellou Dalein précise ceci : «  Dans l’accord du 20 août, on a dit  que les élections locales aient lieu le 30 juin 2016, c’est dans l’accord mais le gouvernement a refusé de respecter cela. Le 30 juin 2016,  il n’y a pas eu  d’élections locales. A partir d’août, on a repris les manifestations, on a fait des grandioses manifestations autorisées et encadrées où il y a eu aucune destruction de biens, ni de blessés, ni de morts… finalement,  on se retrouve en octobre pour un dialogue, ils disent de quitter la rue, venez à la table ! On a quitté la rue, on est venu à la table. On a constaté que tout ce qui a été pris comme engagement, indemnisations, organisation même des élections locales,  rien  n’a été fait. On a décidé de faire les élections locales en février 2017, c’est dans l’accord. Dans ce dialogue, le pouvoir nous dit qu’il ne peut pas organiser des élections dans les districts et dans les quartiers, pourtant, c’est ce que dit la loi… ».

                                                                                              Mohamed Y

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